Questions, réponses

Cette liste répond aux questions les plus fréquemment posées mais une information plus personnalisée est donnée au cours d’une consultation

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17 questions sur la chirurgie oculaire et nos réponses

OUI Tous les défauts de vision : myopie, hypermétropie, astigmatisme (amétropies) et la presbytie sont actuellement accessibles à la chirurgie réfractive, que ce soit au laser ou avec les implants.

Mais tous les patients ne sont pas éligibles à cette chirurgie et la faisabilité doit être étudiée au cours d’un bilan complet approfondi.

NON Il est possible d’opérer tous les adultes sans limite d’âge supérieur. En particulier le fait d’atteindre la cinquantaine et de commencer à devenir presbyte n’est pas une contre-indication à la chirurgie réfractive.

Par contre il faudra attendre la stabilisation de l’amétropie en particulier de la myopie chez le jeune adulte avant de proposer toute chirurgie. La chirurgie réfractive se pratique en général après 25 ans et on estime qu’il est nécessaire d’attendre une stabilité de 1 an au minimum avant de poser l’indication opératoire.

OUI Globalement, il est possible de corriger au laser la myopie de -1 à -10 dioptries , l’hypermétropie de +1 à + 6 dioptries, l’astigmatisme de 0 à 5 dioptries.

Ces valeurs sont des moyennes. Elles peuvent varier selon l’âge du patient, l’épaisseur de la cornée, l’expérience et le matériel utilisé par le chirurgien. La valeur de la correction maximale dépend de l’épaisseur de la cornée (plus elle est épaisse et plus il est possible de la sculpter en profondeur) et du diamètre de la pupille (plus il est grand, plus la zone optique devra être large et plus la cornée devra être épaisse).

Si la myopie ou l’hypermétropie est très forte (jusqu’à -20 dioptries pour la myopie et jusqu’à + 12 dioptries pour l’hypermétropie) ou si la cornée est trop fine, le chirurgien peut opter pour la pose d’implants intraoculaires. La lentille optique correctrice est insérée soit devant le cristallin, soit en remplacement du cristallin.

OUI La chirurgie réfractive, corrige systématiquement votre amétropie associée (myopie, hypermétropie ou astigmatisme) en même temps que la presbytie.

NON La grossesse est considérée par certains comme une contre-indication temporaire à la chirurgie réfractive, car pendant cette période, la femme enceinte sécrète des hormones qui peuvent modifier la cicatrisation et influencer la réfraction, révélant ou accentuant une myopie. Passé l’accouchement, la femme retrouve généralement sa vision antérieure.

Même si certaines études scientifiques ont démontré que la grossesse a peu d’effet sur le résultat d’une chirurgie au laser Excimer, il vaut mieux, par prudence, envisager l’intervention à distance de cet événement. Un délai minimum de 2 à 3 mois après l’accouchement est conseillé.

NON Une forme extrême de sécheresse de l’oeil (une maladie de Sjögren, par exemple) contre-indique la chirurgie réfractive. La sécheresse oculaire modérée n’est, en revanche, pas incompatible avec une intervention chirurgicale. Vous devez cependant savoir que la chirurgie réfractive augmentera pendant trois à six mois l’intensité de vos symptômes. Des collyres permettant de lubrifier votre cornée pallient cet inconfort en attendant le retour à l’état préopératoire.

NON, l’oeil amétrope opéré ne redevient pas un oeil normal.

L’oeil myope est trop long, l’oeil hypermétrope est trop court. La chirurgie permet de compenser artificiellement le défaut de puissance de ces yeux amétropes en « jouant » sur la forme de la cornée ou en utilisant des implants, mais ces yeux conserveront leurs caractéristiques anatomiques initiales (longueur, etc.).

Le suivi ophtalmologique sera identique à celui qui était pratiqué avant l’intervention, à savoir une consultation tous les 12 à 18 mois. Les myopes devront faire vérifier l’état de leur rétine, car ils sont particulièrement sujets aux décollements de rétine, et les hypermétropes devront faire surveiller leur tension oculaire et la profondeur de leur chambre antérieure, car ils ont un risque particulier de développer un glaucome aigu.

OUI, car les résultats de l’intervention ne sont pas garantis à 100 %. Il est très important que vous ayez conscience de cette éventualité.

Il se peut en effet qu’un léger déficit visuel persiste après l’opération. Il sera ressenti différemment selon les personnalités, l’intensité du déficit réfractif initial et les situations de la vie courante.

Une correction optique, généralement minime (une dioptrie en moyenne), peut être nécessaire dans certaines circonstances particulières, en particulier quand les conditions lumineuses baissent, pour conduire correctement la nuit ou regarder un spectacle, par exemple. Cependant la majeure partie de vos activités se feront le sans lunettes.

OUI – Il est possible d’adapter les lentilles de contact après une procédure de chirurgie réfractive, mais il est nécessaire de respecter un délai minimum d’un mois avant de procéder à l’adaptation, car il faut éviter d’interférer avec la phase de cicatrisation.

Cependant cette nécessité reste rare.

OUI – En pratique, moins de 2 % des patients nécessitent une reprise, toutes chirurgies confondues. Une deuxième, voire une troisième intervention peuvent être envisagées.

La ré intervention peut se faire avec la technique de départ ou une autre technique. Les résultats obtenus sont bons mais la chirurgie peut-être plus délicate. Il est par ailleurs possible de corriger la presbytie même si vous avez été opéré plus jeune de votre myopie. La faisabilité doit bien évidemment être étudiée au cours d’un bilan complet approfondi.

Oui, car la presbytie est un vieillissement du cristallin et, à ce titre, elle est inéluctable. Contrairement à certaines idées reçues, tout le monde devient presbyte, même les myopes.

La chirurgie n’accélère, ni ne retarde l’apparition de la presbytie. Comme tout un chacun, les patients opérés auront besoin de lunettes pour voir de près après 45 – 50 ans.

OUI et NON – Le port de lentilles de contact n’est pas dénué de risques. Des complications infectieuses peuvent toujours survenir. Il s’agit généralement d’ulcères de la cornée (kératites), susceptibles de se compliquer d’abcès de la cornée, dont la cicatrisation peut induire une baisse de vision. Les complications infectieuses sont proportionnellement plus fréquentes chez les porteurs de lentilles de contact que chez les patients opérés.

La chirurgie réfractive qu’elle soit au laser ou avec mise en place d’un implant a maintenant près de 40 ans de recul.

Plusieurs dizaines de millions de personnes ont été opérées. De très nombreuses publications ont également confirmé la sécurité, la précision et la prédictibilité de cette chirurgie. Les complications sont extrêmement rares si les indications sont bien posées et que la chirurgie est réalisée par un chirurgien expérimenté.

La chirurgie réfractive cornéenne n’induit pas de cataracte ni d’autre anomalie du cristallin. Si une cataracte survient en postopératoire, ce qui est toujours possible compte tenu de la fréquence de cette affection, elle est sans rapport avec l’opération.

OUI OUI – Le traitement chirurgical de la cataracte ne pose pas plus de problèmes chez les personnes ayant subi une chirurgie réfractive cornéenne que chez celles qui n’ont jamais été opérées pour trouble de la réfraction (mais le calcul de la puissance optique de l’implant nécessite plusieurs mesures et peut être moins précis).

NON – L’intervention est décidée sur l’impact et la gêne fonctionnellequ’elle occasionne et qui varient selon chaque individu.

OUI – Nous devons, bien entendu, étudier la faisabilité d’une procédure de correction des symptômes presbytes lors d’un examen approfondi et approfondi.

TÉMOIGNAGES

« Le jour de l’intervention, je n’ai ressenti aucune gêne et aucune douleur. Après 2 h de repos j’ai pu reprendre mes activités tout à fait normalement. Deux jours après l’intervention il ne subsiste aucune gêne. Je tenais également à insister sur le fait que, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une intervention réservée aux personnes jeunes. J’ai 59 ans et c’est une totale réussite. »

L.B.

« Le Docteur Albou-Ganem m’a opéré de la presbytie il y a un an, et je suis très heureux du résultat, plus besoin de lunettes pour lire, même ma vue de loin est bonne. C’est un vrai soulagement pour moi, car j’ai hésité pendant un moment avant de sauter le pas, difficile de prendre une telle décision. »

C.T.

« Après une opération rapide et sans douleur j’ai quasiment immédiatement remarqué une nette amélioration de ma vue de près et de loin. Au fil des semaines cela n’a fait que se confirmer et je n’ai jamais reporté mes lunettes depuis! Je ressens une telle liberté dans ma vie de tous les jours ainsi qu’une impression d’avoir rajeuni que je recommande à toute personne de le faire sans hésitation si cela leur est possible! »

V.S.

« Docteur Catherine Albou-Ganem l’a immédiatement dissipée. Contact et confiance se sont installés immédiatement. Ses explications ont été claires, précises et je peux dire que le Jour J de l’opération, j’y suis allée les yeux fermés! Pour les ouvrir quelques heures plus tard avec la vue parfaite d’une femme de 30 ans! »

M.A.

« L’opération a été un franc succès. J’ai maintenant 10/10e, sachant qu’auparavant j’avais une assez forte myopie (-5 et et -4,5) et un léger astigmatisme. »

R.B.

« Vous m’avez opérée il y a maintenant plus de deux ans. A part pour conduire et regarder la télévision, et encore… je n’ai plus besoin de lunettes, moi qui n’ai jamais rien vu… Il m’a fallu plusieurs mois pour que ma vue s’adapte. Je tenais donc à vous remercier de cette opération qui a changé ma vie! Plus d’ulcères douloureux dus aux lentilles et la possibilité d’ouvrir les yeux sous l’eau et d’admirer les jolis poissons! »

F. LB.

VIDÉO VEDETTE

Qu’est ce que la chirurgie de la presbytie au laser ( Presbylasik) ? Comment fonctionne-t-elle?

La chirurgie cornéenne au laser permet de corriger tous les défauts de vision, presbytie comprise. Cette vidéo explique comment.

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A propos de l’auteur

Docteur Catherine Albou-Ganem
Chirurgien Ophtalmologiste

Je suis le Docteur Catherine Albou-Ganem, chirurgien ophtalmologiste , fille d’un ophtalmologiste chef de Service à la Fondation Rothschild. J’ai une passion pour l’œil et la vision depuis ma plus tendre enfance. Ce fut d’ailleurs le sujet de mon premier exposé à l’école.

J’ai longtemps partagé mon activité de chirurgie réfractive entre l’hôpital au Centre National d’Ophtalmologie des Quinze-Vingts et le secteur privé mais je me consacre aujourd’hui à mon activité privée et aux publications orales et écrites que j’effectue.

Je suis fière d’avoir contribué au développement des nouvelles techniques de chirurgie réfractive par laser qui permettent de corriger les défauts de vision avec des résultats précis, efficaces et sûrs lorsque les indications sont bien respectées.

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